dimanche 4 février 2018

Allez les filles !

J'ai regardé le rugby à la télé.
Magnifique entrée dans le tournoi des Six Nations : France 24 - Irlande 0. 
Une défense excellente, une attaque efficace avec 4 essais. On se prend à rêver au Grand Chelem. 
Allez
les 
BleuEs !
  Attention ! 
Je parle de l'équipe féminine, l'équipe brillante qui gagne en silence. je ne parle pas bien sûr de l'équipe masculine, dont on parle tant, et qui perd à grand cris, Je parle d'un rugby rapide, dynamique, vivant, pas d'un rugby lourd, colérique, enterré.

L’image contient peut-être : 1 personne, pratique un sport et plein air


En plus, à chaque point d'info radiophonique (On est bien sur France Inter), on parle de la cruelle défaite des français, on ouvre largement le micro aux gémissements des perdants !!!
Mais pas un mot, même de la part des journalistes femmes, même de la part de celles qui parfois revendiquent - avec humour - une once de féminisme, pas un mot sur la très belle victoire de l'équipe féminine de rugby.
Un peu comme si on disait que Federer est le plus grand champion de tennis de tous les temps avec ses 20 titres, en oubliant Serena Williams (23) et Steffi Graff (22) ;-)))

"Balance ton perdant !"



samedi 11 novembre 2017

Anti-souvenirs



Messieurs les dirigeants de notre planète, politiciens, députés, sénateurs, ministres et vous monsieur le président,

JE NE VEUX PAS FAIRE VOTRE GUERRE

Engoncés dans votre confort, financier et totalement artificiel, contrôlé par les banques, la bourse et les vendeurs d'armes et de pétrole, sécurisé vos les forces spéciales, votre police et votre armée, vous n'avez rien vu arriver, vous n'avez peut-être rien compris ou vous avez peut-être tout laisser faire. Maintenant, imbu de votre pouvoir soi-disant démocratiquement obtenu, vous décidez de faire la guerre. Ce qui veut surtout dire de NOUS FAIRE FAIRE la guerre, de nous faire subir la guerre, financièrement, juridiquement, légalement – notamment avec un état d'urgence imbécile et des lois déplacées – et bien sûr mortellement. Tout en nous expliquant que NOUS n'avons rien compris, et que VOUS maîtrisez l'immaîtrisable. Alors tous ces morts, victimes de votre guerre, VOUS n'hésitez pas à vous recueillir sur leurs tombes encore fraîches, à parader lors de cérémonies souvenirs de VOTRE incompétence et de VOTRE lâcheté. Les monuments aux morts qui ornent nos villages sont autant de ces souvenirs de votre incompétence et de votre lâcheté. Aux morts de la France, aux morts de votre impéritie et de votre démission.

JE NE VEUX PAS FAIRE VOTRE GUERRE

Je n'étais pas Charlie, je n'étais pas à l'hyper casher, ni au Bataclan, ni en terrasse, je n'étais pas à Nice, encore moins à l'église ; personne d'autre qu'eux, les victimes de votre guerre, n'y était. Mais ce qui est sûr c'est que vous, moins que tout autre, n'avez le droit de prétendre cela, d'affirmer votre présence au milieu des victimes, au milieu des citoyens. Cessez donc d'honorer les morts du passé alors que vous continuez de laisser les hommes d'aujourd'hui et de demain se faire tuer par vos armes, votre argent, votre puissance factice, votre irresponsabilité.

JE NE VEUX PAS FAIRE VOTRE GUERRE

Ne me parlez plus de citoyenneté, de nation, de respect. Ne me parlez plus de liberté, d'égalité, de fraternité. Plus tant que vous n'oserez pas regarder votre vrai visage, que vous n'oserez pas surmonter votre peur, que vous n'oserez pas avouer votre culpabilité.


jeudi 26 octobre 2017

Regarde

Au pied de la colline, 
un homme 
avec son fils.
Il prend son fils par la main.
Tous deux grimpent la colline.
Arrivé au sommet, l'homme entoure de son bras les épaules de son fils
et lui dit :
"Regarde, mon fils, regarde.
Un jour, tout cela sera à toi."
Car c'était un homme riche. 

Au pied de la colline, 
un homme 
avec son fils.
Il prend son fils par la main.
Tous deux grimpent la colline.
Arrivé au sommet, l'homme entoure de son bras les épaules de son fils
et lui dit :
"Regarde, mon fils, regarde.
Comme c'est beau !"
Car c'était un homme pauvre. 
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jeudi 19 octobre 2017

Parlons ensemble !

On a facebook, et twitter, google+ et aussi skype, instagram, viadeo, LinkedIn, on a aussi copains d'avant, pinterest, sans oublier whatsapp, on a les sms, les mms, les messages téléphoniques, on a encore le courrier papier (snailmail !) avec La Poste, et même (si ! si !) le fax. 



Mais, submergé par tous ces moyens de communication hi-tech, on ne communique plus
Je veux dire qu'on envoie une infinité d'infos sur soi, ou sur soi, on reçoit une autre infinité d'infos sur les autres, mais on ne répond jamais, ou très peu. Il n'y a pas d'échange, pas de transmission à double sens. Comme un message qui dirait 
"intéressez-vous à moi, mais foutez-moi la paix avec vous, je n'ai pas le temps !"
Seulement, dans ce flux sans interruption et sans limite, les demandes importantes, les informations nécessaires, les renseignements espérés, bref tout ce qui aurait besoin d'une vraie réponse, tout cela tombe dans l'oubli, un oubli plus profond et plus noir que jamais. 
Je ne saurai jamais si mon CV a été lu, ou simplement ouvert, je ne saurai jamais si ma remarque est intéressante, si ma proposition a une chance d'être retenue, si mon projet a paru retenir l'attention !

Alors, je téléphone encore et encore, pour demander une rencontre, un rendez-vous, une réunion, un véritable échange, face à face. Alors je demande une petit peu de temps pour une discussion, une explication. 


samedi 15 juillet 2017

Neil Young, si tu me lis

Neil, j'ai bien réfléchi, j'ai beaucoup écouté, j'ai un peu rêvé ... et je t'ai choisi. 
Je veux dire : j'ai choisi ta musique, j'ai sélectionné quelques extraits des nombreux CD que j'écoute si souvent, et je me suis dit que "ça" collait avec mes textes.  
TA musique avec MES textes !
L'intro de Cortez
             le solo de Cowgirl in the sand
  bien évidemment Like a hurricane
                            et pourquoi pas Blue Eden 
et un morceau de BO de Dead Man

Je raconte mon histoire, tragique retour d'une femme chevalière des croisades, hantée à tout jamais par les horreurs des combats
et derrière les mots, ou même avec les mots, ou parfois au-delà des mots, ta musique, Neil, avec ta guitare saturée, tes solos, purs et durs, lamentations, hurlements, grincements.

Je ne suis pas – mais alors pas du tout – musicien, et lorsque j'écoute, c'est cette émotion qui me prend dans la musique, que je tente de mettre dans mon texte. Une histoire écrite à d'innombrables reprises, que j'ai eu du mal à dire, à lire, et que je parviens à peine – peut-être – à conter, à donner ! Que valent les paroles seules ? Que peut donner en plus la musique, cette musique-là ? Je l'ignore totalement. Et ne le saurais sans doute jamais avec cette musique ... à moins que tu lises ceci un jour quelque part à tes moments perdus ... cher Neil !


a dream that can ... be !

 

Rendez-vous

Une bouffée de fraicheur, un souffle d'air, une parenthèse !

Un simple rendez-vous, un lieu une heure. 
Avec elle. 

Tu a été subjugué par son sourire, accroché par son regard. Sa voix plus que ses paroles résonne encore dans ta tête, douce voix, et pourtant cette énergie qui se dégage d'elle ! Tu l'as vue une fois, bien sûr tu t'es précipité sur facebook, sur tweeter, sur linkedin, tu voulais en savoir plus. Et puis un message, comme une bouteille à la mer, comme un sursaut éphémère et si ténu, que tu n'attendais aucune réaction.

Un rendez-vous, une rencontre, un rencart, une conversation, son sourire encore, ses mots, sa voix toujours. Tu fais connaissance, tu écoutes, tu caches ton émotion derrière une abondance de paroles, tu hésites, bredouilles, dis n'importe quoi – si ! si ! – mais tu passes le meilleur moment de ta journée.

Elle te raconte quelques bribes de sa vie, t'interroge, te répond. Conversation somme toute assez banale, comme si on ne s'était pas vu depuis longtemps, comme si on se reconnaissait petit à petit après une longue séparation. Quelques idées, quelques projets aussi, faire ensemble, rester en contact – les réseaux sociaux sont au moins utiles à ça – ...

Bref, rien d'autre qu'un premier rendez-vous !

lundi 5 juin 2017

Une journée au jardin

Elle a dix ans, peut-être onze, une presqu'ado, une encore gamine. Un grand sourire, quelques mots, nous voilà deux amis. Amis éphémères sans doute, mais on bavarde comme si on se connaissait depuis longtemps. De plantes – on est aux jardins des Simples –, de plantes qui guérissent et de plantes qui empoisonnent, parfois les mêmes. On parle aussi presque naturellement de maladie, petit bobo ou plus sérieux. On parle de nous, elle et moi, sa famille et la mienne. On parle de la mort, un peu. De ma soeur décédée, si jeune, il n'y a pas si longtemps, elle écoute, attentive et grave, elle m'observe d'un regard compatissant.
Après un moment de silence : "Ce n'est pas très très léger comme conversation ! Plutôt sombre, un peu triste, non ?
Elle a raison. Il fait si beau, le lieu est tellement magique. 



On a changé de sujet, ou plutôt on est revenu à notre jardin, arbustes, fleurs, nouvelles plantations. Les gens circulent autour de nous, l'ambiance est à la détente, aux histoires merveilleuses. 
Je vais dire quelques contes, pour un public de tous les âges. Elle va m'écouter un moment. Avant de retourner à ses copines, à ses jeux.

Une belle journée, pleine de rencontres, de partages, de sourires, de plaisirs.

  

mercredi 24 mai 2017

Apolitiquement votre

J'aimerais bien, une fois, écrire sur ... "la politique".
Mais, je n'y comprends rien !
Bon, d'accord, est-ce que ne pas s'y connaitre interdit d'en parler ? la preuve a maintes fois été donnée que ... non, et dans un tas de domaines.
Mais moi, j'aimerais bien parler politique, rien qu'une fois.

Ce que ça m'inspire, aujourd'hui, mais aussi hier, et même avant, c'est plutôt ... une cour de récré, pour petits et à peine grands.
"C'est pas moi, c'est lui !", ou bien "Pas ma faute !" ou encore "C'était déjà là quand je suis arrivé !" ou toujours aussi pertinent "Y fait rien qu'à m'embêter !" et pourquoi pas "C'est çui qui dit qu'y est !!!"
Un jour, j'ai pensé que je serais content de voter pour quelqu'un de différent, genre plus jeune que tous les vieux de la vieille éternellement candidats (à tout et n'importe quoi, le but étant les élections pas les convictions), genre plus femme, ou plus compliqué genre qui ose, qui bouscule, qui provoque ... qui fait peur !
J'ai pensé que ce jour-là, j'aurais beaucoup lu, beaucoup écouté, les discours, les commentaires, les promesses (ah ! les promesses combien de blog pour épuiser ce sujet aussi vaste que flou, j'en aurais même cru une ou deux), attention pas les débats ! non quand même, pas les débats !!!
Ce jour-là, enfin, j'aurais voté avec envie, plaisir, et surtout espérance, assurance.

Mais, voilà, ce jour-là n'est pas encore là, ni demain, ni après-demain. La cour de récré continue de hurler, de médire, de maudire, de mentir, de tricher, de mépriser, d'égocentrer ...
Et moi, j'observe, je ne comprends vraiment plus rien, alors j'attends, mais je n'espère plus vraiment.

vendredi 11 novembre 2016

La nostalgie n'est pas une maladie

Tu te balades dans les rues de la ville où tu as passé ton adolescence, ta jeunesse. Tu marches solitaire au milieu des rues, places, espaces tant de fois parcourues il y a si longtemps. Tu regardes les gens, tu observes les visages, tu cherches un regard connu, tu voudrais reconnaître un copain, une connaissance de ce temps-là. 


On s'arrête on se dévisage, on se reconnait. On n'est pas sûrs. Alors, on ose un mot, une question. On ne sait pas trop quoi dire, quoi faire. S'embrasser dans la rue, se serrer sobrement la main. Quelques phrases navrantes de banalités, quelques silences interrogateurs, et puis quoi ? 

Mais peine perdue. Aucun signe, aucun passant ne te rappelle ceux que tu as fréquentés, ceux que tu as aimés. Tes anciens amis, copains, connaissances sont ailleurs, partis, perdus. peut-être même certains sont-ils déjà ... morts. En tout cas, ils sont certainement plus vieux, comme toi, plus loin, comme toi !
Alors, tu poursuis ton chemin, ta quête perdue d'avance à travers les traces de ton passé. Bribes de nostalgie, éclats de souvenir, restes de tous ces bons – et moins bons – moments. 
Quand j'étais jeune ...

Tu as reconstruit un morceau de ton histoire, tu continues ta balade plus tranquille, plus rassuré. 
Plus vivant !


mercredi 31 août 2016

Découverte du conte

On pourrait appeler cela un mini-stage, ou un maxi-atelier, c'est deux jours (*) pour découvrir le conte, s'initier à l'oralité, se préparer au racontage. 

Deux jours "en immersion", on parle ensemble, on travaille ensemble,  on mange ensemble. Deux jours de soleil aussi !


On parle de conte, on décortique, on analyse (un peu), on décompose, on cherche (et on trouve) la structure, le noyau dur ... l'essence-ciel du conte. On se pose aussi des questions nouvelles, à base de pourquoi et de comment. On joue avec les mots, avec les lieux, avec les personnages de contes merveilleux, on refait l'histoire, on y appose son vocabulaire, son langage, son rythme. Et puis on s'autorise à improviser, on se permet d'inventer, on adapte, on reconstruit.
Et le conte revit.

J'ai aimé voir "mes" stagiaires, mes découvreurs, mes raconteurs s'interroger, voir le conte d'un regard nouveau, comprendre qu'il y a quelque chose avant, quelque chose après. Et même quelque chose pendant, un véritable partage, partage à trois, le conte, le conteur et le public !
Et puis on se découvre aussi les uns les autres, on échange des morceaux de vie, des petites expériences, des grandes idées. Et que vivent les histoires d'oreilles à bouche !

* c'était le week-end du 2-3 juillet 2016, à refaire début juillet 2017 !!!

lundi 11 juillet 2016

Contes de rue / Street storytelling

Le cloître des Augustins, lieu de recueillement et de paix au centre de la petite ville de Crémieu. Un peu de fraîcheur, et de silence, dès que l'on en franchit le lourd portail. Certains visiteurs ralentissent le pas, marquent l'arrêt sur les premières pierres. Un regard alentour, comme s'ils s'attendaient à voir passer une procession de moines mendiants, ou à entendre les chants sacrés résonner sous les arches.

 

Rien de tout cela, rien d'autre que ces vieilles pierres qui nous entourent, nous rassurent, ces dalles plus que centenaires sur lesquelles on avance à pas lents, rien d'autre que cet aménagement simple et apaisant.
Jusqu'à ce que je commence à raconter ! Des histoires de moines, ou de sagesse, des contes merveilleux ou fantastiques ! Le public au début clairsemé, assis sur les marches – mon amphithéâtre du dimanche soir ! – va peu à peu s'étoffer, nouveaux arrivants intrigués par cette voix qui sonne sous le plafond de pierres, qui s'assoient en silence sur les marches ou les murets, par curiosité d'abord, puis une véritable écoute s'installe, à peine troublée par les bruits étouffés de la ville.
Chaque dimanche, racontage et bavardage se suivent sous le cloître des Augustins, car tout conteur est un bavard qui aime à échanger, partager les mots, une histoire, une anecdote ... ses mots contre les mots des autres !


jeudi 5 mai 2016

Reprise de l'atelier d'écriture

Tu sais exactement où tu es. Tu ne sais pas encore pourquoi. 
Pour écrire ? Oui, c'est cela, tu participes à un atelier d'écriture. Tu veux recommencer à écrire. Ecrire autre chose que des notes inutiles dans une multitude de calepins, que des fausses pensées griffonnées dans un cahier à spirales, des morceaux de textes sur des bouts de papier. Que personne n'a jamais lus, ne lira jamais. Même pas toi.
Tu es là, présent, ou presque ! Tu t'installes, recules ta chaise pour t'asseoir loin de la table, croises les jambes haut. Pour marquer une certaine distance. Que tu n'es pas encore prêt. Tu observes les autres, distraitement, nonchalamment, comme par hasard. En fait, tu les dévisages. Tu es inquiet. Tu t'interroges, te demandes ce qu'ils ont en commun avec toi. Pourtant tu le sais bien. Nous sommes tous des écrivants.
Eux savent exactement où ils sont. Eux savent très bien pourquoi. Ils sont détendus, attentifs, motivés. Ils jouent avec leur stylo, ou le coin de leur feuille, ou utilisent le premier pour dessiner sur le deuxième. L'animateur observe, silencieux. Souriant, presque trop.
Tu n'y crois pas. Tu ne crois plus à rien. Tu veux te lever, partir, vite, quitter tout ça, l'écriture, l'encre noire, le papier blanc. Tu veux t'éloigner sans un mot, avant même qu'ils ne te connaissent, avant même qu'ils ne t'écoutent, qu'ils ne te lisent. Mais tu ne bouges pas. Tu cherches des yeux un truc, un objet, un élément indétectable du décor. Pour y fixer ton regard, pour faire semblant d'être ailleurs. Absent.
L'exercice est simple. Se présenter, par écrit, par un jeu d'écrit. Acrostiche. Tu sais bien, chaque lettre de ton prénom commence un mot, une expression, une phrase. Tu as si souvent joué à ça. Quand tu cherchais l'inspiration. Ou juste le plaisir du crayon qui glisse sur le papier, qui dessine des lettres. Le plaisir de noircir une page blanche. Le plaisir d'écrire ?
Tu vois les lettres qui s'assemblent, les mots qui se forment. Tu vois ta main qui se déplace prestement devant toi. Ta main qui tient le stylo. Le stylo qui court légèrement sur la feuille. Maintenant, tu es attablé, comme les autres. Tu es penché au-dessus de la table, comme les autres. Tu écris, comme les autres.
L'exercice était facile. Tu l'as trouvé amusant. Tu relèves la tête. Tu souris. Tu te détends. Satisfait de toi. Tu vas lire ton texte. Devant les autres. Pour les autres. Surtout pour toi.

Deux heures ont passé. Ou deux jours. Libération. Tu as écrit des fragments de ta vie, tu as livré des fragments de ton intimité. A des inconnus. Tu as partagé un instant de leur vie. Par l'écriture, grâce à l'écriture.
Tu quittes l'atelier. Tu es réjoui. Tu écris. A nouveau.

Revenir, une autre fois, peut-être, sans doute, on verra.

dimanche 24 avril 2016

Conte et musique

Raconter et se faire accompagner par de la musique. L'idée n'est pas neuve, la réalisation n'est pas facile. Accompagnement, et même partage, véritable échange entre la voix et la musique. Que la musique et la parole racontent la même histoire mais chacun à sa façon, que chacun donne sa part, la musique complémentaire de la parole, la parole complémentaire de la musique.
Le conteur et le musicien doivent communiquer, être ensemble, mais chacun de son côté, ils doivent s'écouter et s'entendre. Chacun doit sentir la présence de l'autre, suivre son histoire, son cheminement dans son histoire. Il n'y a pas une musique légère, en fond derrière le conte, il n'y a pas une musique trop forte qui impose sa mélodie. Il n'y a pas une voix qui crie, qui cherche à tout prix à se mettre devant, mais pas non plus une voix sourde, étouffée par la musique et qui échappe au public. 


Chacun doit trouver sa propre sonorité pour laisser la place à l'autre. Comment être ensemble mais séparé ? Une conteuse me disait qu'il faut prendre le temps de se connaitre, conteur et musicien, de se connaitre vraiment et pas seulement professionnellement, qu'il faut passer du temps ensemble avant de s'accorder.

Ensemble !
Mais qu'il y ait des espaces dans votre communion
Et que les vents du ciel dansent entre vous.

Tenez-vous ensemble mais pas trop proches non plus :
Car les piliers du temple s'érigent à distance,
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas dans l'ombre l'un de l'autre.
(Khalil Gibran)


dimanche 6 mars 2016

chez Alice et Lucien

Eh oui c'était ... il y a déjà une semaine ! comme le temps passe.


Mais l'accueil était super, l'ambiance confortable, l'écoute parfaite.
C'est un lieu simple, que je connais bien, qui évolue, change, bouge. Les gens qui le connaissent viennent y découvrir du conte, habitués ou curieux. Ceux qui ne le connaissent pas m'ont fait confiance, car en fait tout le monde a entendu parlé d'Alice et Lucien, est passé devant une fois, dix fois, en se disant qu'on s'arrêtera un jour, pour voir, boire un coup ou peut-être si on a le temps manger ... et donc ce soir-là, c'est l'occase, on s'arrête pour écouter, et pour dîner. Et l'ambiance conviviale fait le reste, presque autant que les contes, me dis-je avec un zeste de plaisir rehaussé d'une pincée de fierté !

J'aime bien ce mélange de réseaux, celui du lieu et celui du conteur (ou musicien ou comédien ou ... ) qui fait la réussite d'un événement, qui fait la mixité du public, entre initié ou averti ou curieux ou dilettante. Je ne le découvre pas mais chaque fois, je ressens une énorme satisfaction, d'avoir accroché, touché des nouveaux adhérents au conte.

Un grand merci à la photographe, Laetitia qui m'a permis de m'admirer (si si !)


vendredi 29 janvier 2016

Micro-bibliothèque / épisode 5 : agrandissement

Eh oui ! La "boîte à livres" s'agrandit, une boîte pour les adultes, une boîte pour les enfants. Ils – les enfants – me le demandaient régulièrement, ils voulaient eux aussi leur bibliothèque, certains apportaient même des livres qu'ils mêlaient à ceux des grands, et que ... je mettais de coté pour le jour où. Et c'est arrivé, la microbibliothèque comporte maintenant deux boîtes, et la plus grande est pour .. les enfants. 


Dès le lendemain de l'installation, j'avais déposé quelques albums, quelques BDs, je m'apprêtais à annoncer la nouvelle, distribuer des flyers dans les boîtes aux lettres du quartier, en parler aux voisins, aux promeneurs encore nombreux en cette période estivernale. Même pas le temps. Elle est arrivée d'elle-même, les bras chargée de livres qu'elle a rangés comme il faut, une habituée, elle venait déjà avec sa maman, une habituée et une accroc visiblement. Je l'ai entendue "faire du rangement", à voix haute, lisant les titres, replaçant les livres.
C'est pour les voisins, les habitants de la rue, du quartier, mais pas que ! Je remarque parfois une voiture stopper, on descend on échange rapidement un livre ou deux, et la voiture repart, j'ai bavardé avec des amateurs venant de l'autre côté du village, bref, ça fonctionne plutôt bien.

Déposez un livre, emportez un livre, 
pas plus compliqué que cela !



mercredi 30 décembre 2015

VOEUX !

Eh oui ! Revoilà l'époque des voeux ! Fin d'année, début de nouvelle, bonne année, bonne santé ! 
Et puis chercher une façon originale, une déclaration différente, attirante, pourquoi pas provocante pour souhaiter à tous ... la même chose que les années précédentes, à peu de choses près. De garder la forme et de rester en santé, de voir se réaliser les souhaits les plus personnels, les plus abracadabrants, les plus fantasmatiques, de vivre pleinement cette année, comme on a essayé de vivre pleinement la dernière, et celle avant la dernière ... 
Et optimistiquement, on veut y croire, on veut rêver, alors, en avant pour les résolutions plus ou moins délirantes (car il faut des contraintes fortes pour voir se réaliser des rêves fous). 
Alors en avant pour une année d'émotions, de désirs, de plaisirs, de rires et de larmes, de paix et d'effort, de zénitude et de sensations fortes ! 

Recette des Meilleurs Voeux

Et à l'année prochaine !

lundi 30 novembre 2015

Le spectacle du vendredi soir

On m'a dit que ce public n'allait pas souvent au spectacle. Et là, pour eux, on s'installait carrément dans un vrai théâtre, plus de 150 places, qui a reçu Cauet (!) la semaine dernière. 
On m'a dit que ce public n'avait pas l'habitude d'écouter du conte. Que le conte c'était un truc pour les petits quand on leur lisait une histoire à l'école. 
On m'a dit qu'un spectacle du vendredi soir se devait d'être un Spectacle (avec un S majuscule), vous savez avec des lumières, et un décor, et surtout un micro parce qu'il y aura plein de monde
On m'a dit que les enfants, ces enfants-là étaient un public difficile, indiscipliné, voire même pire. Que pour eux, il faudrait des histoires simples, et courtes, parce que leur attention était irrégulière et peu soutenue.
Alors, j'ai eu peur, j'ai douté, un trac gros comme ça ! 

Bon, le décor, je l'ai, merci les copines pour les bestioles dans l'arbre, les lumières, le technicien du théâtre a assuré, et bien assuré, le micro, on en a même mis deux pour l'ambiance, et le son était super. Et j'avais une photographe pour tout le spectacle. J'ai refusé la fumée à l'entrée sur scène ... et pour la descente de l'hélicoptère, j'étais pas assuré.

Lumières !
Décor !

Public !
Belle salle !


Et le conteur !
Un bon spectacle ! De mon point de vue, super, avec une bonne écoute, une ambiance détendue, familiale et cool ! Et le public a lentement quitté les lieux avec des charmants sourires, des paroles chaleureuses, des échanges sympas. Et le théâtre a découvert que le conte, ça pouvait marcher. Et la mairie organisatrice avec l'asso de quartier a été grandement rassurée ;-)

C'était vendredi 27 au soir, au Petit Théâtre de Chavanoz.


mardi 21 juillet 2015

Sur la "participation libre" à un spectacle


On appelle ça "participation libre".
Ou bien "passer le chapeau" !

Et le chapeau devient la sébile de l'artiste, la coupe (le graal) par laquelle il échange avec le public :
ses contes (lectures, déclamations, morceaux, chansons, acrobaties, tours ...)
contre un peu (beaucoup, passionnément) d'espèces sonnantes et trébuchantes, fruits (!) de son dur labeur, de ses nombreuses tentatives, de ses difficiles répétitions, de ses heures de créativité souvent peu rémunératrices (mais passionnées). 
Le chapeau devient le symbole final du partage entre le conteur et ses auditeurs, partage de plaisirs et de remerciements, de confiance et d'émotion, de relation vraie. 

Oui, bien sûr, il y a, aussi une part de commerce, on vend et on achète un spectacle. 
Quoique ...la définition du mot "commerce" est ainsi donnée dans


  1. Relations sociales, amicales ou affectives entre plusieurs personnes
  2. Échange d'idées.
  3. Activité qui consiste à échanger, ou à vendre et acheter.
Résultat de recherche d'images pour "caducée" 
Et même, associons Hermès, dieu du commerce (entre autres choses) et messager des dieux 
avec le conteur (ou l'artiste
et on découvre que le caducée d'Hermès (avec deux serpents) est considéré comme le symbole du commerce et de l'éloquence.




Résultat de recherche d'images pour "monnaie"Alors que les contes soient marchandises impalpables et intemporelles, 
que le conteur soit doux rêveur (ou honnête commerçant), 
le chapeau rappelle au public qu'il est auditeur, participant actif (mais aussi client et donateur non moins actif).




Une petite touche de culture pour finir cet article :

"L'histoire du commerce est celle de la communication des peuples."
"L’effet naturel du commerce est de porter à la paix."
(Montesquieu)

"N'usez que de pièces d'or et d'argent dans le commerce de la parole."
(Joseph Joubert)

"Le rituel de l’échange est le rituel majeur de la neutralisation de la violence."
(Jacques Attali)

dimanche 1 février 2015

Recette fleurie


trouvez un lieu magique, 
et sympathique, 
et idyllique, 
qu'on pourrait appeler (pour la rime) "la Bicyclette fleurique"
rassemblez dans cet endroit
une modiste-couturière-créatrice qui fait des chapeaux et des fringues superbes à partir de tissus récupérés, 
une coupine également créatrice de bijoux illustrés avec une figurine articulée,
ajoutez une accordéoniste et un conteur, 
mélangez le tout autour d'un concours de soupes toutes plus délicieuses les unes que les autres, 
pas besoin de longtemps pour que ça prenne,
dégustez,
c'est fameux !

Tout ça, c'était à Moirieu chez Nathalie et Richard, entre amis, voisins, copains. On mange, on boit, on parle, on écoute, on chante, on rit, on regarde, on rit encore.

 L’Univers de Mlescoupines




Je conte, elle joue. On s'est rencontré ici, par hasard, heureux hasard ! J'entends à peine son accordéon et pourtant je sais qu'elle est là. Un coup d'oeil parfois, un regard échangé, elle me donne la parole ou je lui donne la musique. Elle connait à peine mes histoires, je ne connais pas la musique et pourtant ... ça le fait !
Conte et musique, dans une totale improvisation, avec une écoute, avec une ambiance, avec coeur et plaisir !




dimanche 23 novembre 2014

Ils ont "croisé" Charlotte

cette histoire m'a touchée. [...] un joli livre qui m'a accompagnée plusieurs soirées au coin du feu
M.D., écrivain
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je l'ai dévoré en une nuit
L.L., danseuse insomniaque
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La lecture a été agréable. […] j'ai trouvé ton texte d'une grande sensibilité, avec un point de vue très intéressant sur l'âge, le monde universitaire et le rapport à la vie et à soi (la conscience) de tes personnages […] beaucoup de charme et de délicatesse dans la narration.
Je me suis rarement ennuyée […] j'aime la voix et le ton de ton narrateur.
C.S., écrivain
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Le style enlevé, l’originalité du propos, la fraicheur d’une histoire d’amour décalée
C.H-P., directrice d'éditions
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Ce livre a sans doute réveillé plein de moments de doutes, de non-dits, de nébuleuses interrogations sur ma vie, ses mes idéaux. C'est bien écrit, c'est très bien écrit. J'adore cette forme courte de phrase qui dit tout en quelques mots.
J.M-G., chanteuse-conteuse

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Et j’ai vécu de très bons moments. Littéraires. Imaginaires. Des moments de voyage. En douceur […] Belles lettres, belle écriture aurait dit ma grand-mère, pas celle des pleins et déliés mais celle des phrases qui parlent d’évasion. Je vais pouvoir dire  "je vous conseille Ma Vie Avec Charlotte, il faut le lire, c’est un très bon moment de lecture”.
J-M.M., jardinier-conteur

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Je te remercie du fond du cœur, cher Stéphane, car cette belle lecture a fait accroître en moi l'envie de témoigner,  de relater, pas seulement ma propre histoire, mais plutôt une ambiance, une suite de drôles de situations...
I.O., conteuse 

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Rappel : pour commander

vendredi 24 octobre 2014

Ma vie avec Charlotte

Ai reçu ce matin une nouvelle bien agréable à lire :




Bonjour Monsieur,

Je me permets de revenir vers vous pour vous signaler que votre ouvrage  
Ma vie avec Charlotte a été publié par les Éditions du Net.
Votre ouvrage est en vente sur notre site, ci-joint le lien :
Ma vie avec Charlotte.
[...]
D'ici quelques jours à deux semaines, votre ouvrage sera disponible sur
Amazon, Chapitre et Dilicom et la demande à la Fnac faite.
[...]
Bien cordialement,

Le comité de sélection


Alors, avis aux amateurs ! 
Comment passer deux ans à reprendre des cours à l'université lorsqu'on a (largement) dépassé les 50 ans, apprendre à connaitre les autres (plus jeunes évidemment), à les comprendre un peu, à les aimer aussi.
Ma vie avec Charlotte
Deux années dans un monde nouveau, dans un âge nouveau. Alors, j'observe, j'écoute, je note, je commente, je rédige, quelque chose qui s'apparente à un carnet de voyage, ou à un cahier intime. Ou quelque chose entre les deux. Et au fil de ces notes, au fil de ces clichés non photographiques mais textuels, au fil des ces mois et de ces semestres universitaires, se tisse une fiction, une particulière histoire … d'amour. Imprévue, improbable. Improvisée, imparable aussi. Ou tout simplement impossible.

A vos commandes ! 


 

lundi 20 octobre 2014

Micro-bibliothèque / épisode 4 : encore des questions


Ils étaient trois. Ados, dans les 13/14 ans, qui passaient et repassaient dans la rue. Curieux ou intrigués, il se sont finalement arrêtés devant la boite. L'un savait, l'autre imaginait, le troisième comprenait, chacun donnait son avis, interprétait la règle : "apportez un livre, emportez un livre". Mais ce qui les intriguait le plus, c'était que :
Y'a même pas de serrure !
C'est tout le temps ouvert, alors ?
N'importe qui peut se servir ?

Et lorsque je suis allé expliciter le fonctionnement de ce "service", la première remarque fut : "et si un ... enfin quelqu'un ... venait les voler ?"

Eh oui ! le vol ! Voler quelque chose qui est offert, qui est gratuit, pourquoi pas ? Alors on a bavardé, sur le pourquoi, le comment.

Peut-on raisonnablement voler un livre qui ne coûte rien, qui ne vaut plus grand chose (je parle d'espèces sonnantes, non du contenu littéraire) ?
Est-ce pour le revendre ensuite ? Mais à quel prix se vent un livre d'occase ? Quelques centimes, à  peine.
Est-ce pour le lire vraiment ? Mais, cette micro-bibliothèque est faite pour cela, lire des livres gratuitement, et même régulièrement, et même participer au partage. Même pas du troc, même pas de tractations, on dépose ce qu'on ne lit plus, on emporte ce qu'on veut lire.
Comment ça, pas trop de choix ? Mais qui en est responsable puisqu'il n'y a pas de bibliothécaire, pas de vendeur, pas de critique ? C'est le goût de chacun, le choix de tous.
Mais qui surveille au cas où ... quand même ... ? Mais personne, voilà bien le principe de base d'une micro-bibliothèque libre, pas d'adhésion, pas d'inscription, chacun et tout le monde responsable.

Je ne sais pas si ces trois jeunes, qui découvrent la lecture, qui réalisent que le livre est un objet de plaisir plus que de commerce, vont participer un peu beaucoup.
Découvrir une autre façon d'avoir, une autre façon de donner, c'est déjà beaucoup, non ?

dimanche 5 octobre 2014

Vingt minutes

Une pratique régulière d'écriture permettrait de lutter efficacement contre toutes sortes d'agressions physiques, ou encore d'accélérer la guérison ou le rétablissement suite à une opération. 15 à 20 minutes d'écriture quotidienne, sans soucis pour le thème ou même l'orthographe, permettraient d'observer des résultats.
In writing
ActuaLitté
20 minutes, c'est quoi ?

20 minutes, c'est le temps d'une petite séance de gym, assouplissement, étirement, de la tête aux pieds. Dérouiller gentiment muscles et articulations sans se faire mal, mouvements doux et lents. Pas d'efforts violents, pas de gonflette superflue, quelque chose de relax pour le corps, et pour l'esprit.

20 minutes, c'est  l'occasion d'une petite marche, tranquille. Le tour du quartier, ou bien aller chercher le pain, ou passer à la poste. Pas plus de 5 km/h, à peine 2 km, une balade de santé, à rythme moyen pour décompresser.

20 minutes, c'est  juste le temps pour l'aspirateur. Une pièce, peut-être une deuxième, avec un coup de chiffon rapide pour faire disparaitre quelques poussières dérangeantes. Se concentrer sur le va-et-vient de l'engin, se laisser enrober par le ronronnement lancinant qui vous vide la tête.

20 minutes, c'est le moment de lire le journal. Ou du moins d'en parcourir l'essentiel, s'arrêter sur un ou deux articles plus profonds, moins tape-à-l'oeil violents et accrocheurs. Histoire de savoir comment va le monde (hélas !).

20 minutes, c'est une méditation courte mais néanmoins intense. Dedans ou dehors si le temps s'y prête. Détendre son corps, fermer les yeux tout en ouvrant son esprit, écouter sans voir, observer sans observer, être présent tout simplement, avec son coeur, avec son corps.

20 minutes, c'est un long morceau de musique, entre Pink Floyd et Keith Jarrett, entre Neil Young et Jimi Hendrix, entre Scarlatti et Purcell. S'enfoncer dans une bulle musicale, oublier les trépidations environnementales ... pour s'y replonger plus ... "vivant".

20 minutes, c'est peut-être simplement une coupure. Ne rien faire et s'en délecter. Assis sur le banc dans la cour, ou semi-vautré dans le fauteuil devant la cheminée éteinte. Regarder sans voir, entendre sans écouter. Laisser se passer les événements, sans participer, une parenthèse dans notre vie quotidienne. Penser sans se poser de question. Ou ne pas penser.

20 minutes, c'est long et c'est court en même temps. Trop long ou trop court !

lundi 18 août 2014

Je pense donc je communique (ou bien l'inverse !)

Hier, aux premiers temps de l'ère hi-tech, certains disaient :

Poussé à l’extrême, l’usage de la télématique pourrait être la suprême aliénation. L’homme serait conduit à devenir un consommateur d’images et de signes, placé devant un écran universel, capable de solliciter tous les savoirs, toutes les mémoires et tous les services. Il n’y aurait plus besoin pour lui de se déplacer : l’enseignement, les achats, les consultations médicales, et même une grande partie des activités professionnelles se feraient a domicile.
La communication deviendrait abstraite et la révolution, entreprise par la télévision, serait ainsi portée à son terme : le monde entier serait proche, mais l’homme n’aurait plus de prochain, n’aurait plus de voisin.
Tel est le danger ultime : l’informatisation non maîtrisée fait courir le risque de la rupture sociale et de la solitude dans la foule.

Valéry Giscard d'Estaing, conclusion du colloque « Informatique et société », 1979

APPLE I

Aujourd'hui, qu'est-ce qui a changé vraiment ?

Nous vivons notre vie en ligne, nous craignons de ne pas vraiment vivre. Nos dirigeants nous trahissent, mais on nous dit qu'il n'y a pas d'autre solution. Notre monde est connecté mais nous ne parvenons pas à communiquer. La satisfaction peut se trouver en un clic, mais cela ne nous satisfait pas. 
Sommes-nous fichus ? Notre avenir est-il compromis ? 
Peut-être sommes nous très optimistes, mais nous ne le pensons pas.
The Guardian, 2014
Visualisation des multiples chemins à travers une portion d'Internet (Wikipedia)




— Soyons clair, le futur n'existe pas.
— On en reparlera demain.