mardi 20 décembre 2011

Signatures

 Une librairie, une grande et vraie librairie, en centre ville, le genre d'endroit où on entre pour cinq minutes et on reste deux heures. Trois étages, de l'espace, des libraires qui s'y connaissent, un accueil chaleureux et souriant, et efficace, c'est à Bourgoin-Jallieu, c'est Majolire (what else?).


 
Je vais passer l'après-midi dans cette librairie, pour présenter mon (j'ai encore toujours un petit silence avant de dire "mon" !) livre et le dédicacer aux acheteurs éventuels (merci !!!). Et surtout, et en plus, nous allons lire des extraits, Titane et moi, aux visiteurs. Expérience enrichissante : j'ai déjà lu à voix haute, seul ou à plusieurs, j'ai déjà conté, récité, etc... mais là, je lis mes propres textes, et je peux aussi les écouter, lus par une autre, une autre personne que moi. Au début c'est comme une surprise, un cadeau, puis un grand plaisir, et un grand moment de partage. Alors ça résonne, là, tout au fond. Mes textes, mes mots à moi, exposés devant tout le monde !


On a aussi discuté de lecture, d'écriture, d'école, de conte, on a aussi échangé des idées, des peut-être, des envies, on a envisagé des rencontres, des encores. 

Et puis je signe quelques dédicaces, je retombe sur terre, je reconnais les gens qui sont là autour de moi, je suis content d'avoir partagé avec eux.



mercredi 19 octobre 2011

Chat


Mon chat n'a pas de nom !
Mon chat n'a pas besoin de nom. Il est indépendant, sûr de lui, égocentrique, parfois dédaigneux, parfois emmerdeur. Mais que ferait-il d'un nom ?





Les noms sont pour les humains, pour les êtres vivants qui ont besoin de se parler, de se dire les choses. Mon chat ne répond pas quand je l'appelle. Il se manifeste quand il a faim, envie de sortir, de rentrer, d'être tranquille.

Il sait très bien se faire comprendre. Alors pourquoi lui faudrait-il un nom ? 
Ou alors un titre, comme seigneur, majesté, prince !

Voilà ! C'est fait ! J'ai écrit un article sur mon chat ... Alors il descend de sur l'ordi, se couche sur mes genoux, s'endort instantanément. 










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...

mardi 30 août 2011

Ah ! l'amour !!!

ELLE est la femme la plus belle de la ville de Bagdad, issue de noble lignée, et ELLE le sait.
LUI est un riche commerçant, qui a bati sa fortune sur son travail.
ELLE marche noblement dans la rue, ne détourne jamais les yeux, pourtant ELLE sent le regard des hommes.
LUI ne peut LA quitter des yeux lorsqu’ELLE passe devant sa boutique, IL rêve d’ELLE jour et nuit.
ELLE passe des heures à sa fenêtre, fière de l’attention qu’on lui porte.


LUI finit par aborder la servante de cette femme si belle, si inaccessible, et tous deux, l'homme et la servante, ont une longue conversation.

Lorsque la servante rentre à la maison, ELLE l’interroge : "  Alors, que t’a-t-il dit ? "
–   Il a dit qu’il voulait ... baiser avec toi.

ELLE est outrée : "   Il a dit cela, comme ça ?"
–   Ah non, bien sûr. Il a déclaré son amour pendant plus de trente minutes. Il y a mis beaucoup de poésie, de fleurs, de soupirs, de regards, d'émois, mais ... je ne te rapporte que l’essentiel.


lundi 29 août 2011

c'était écrit

C'était un texte écrit il y a quelque temps, note de voyage, souvenir avec un zeste d'imaginaire. Une histoire de rêve et d'éveil, une histoire d'espoir et de vie, une histoire de changement et de découverte. Une toute petite histoire qui aurait pu -aurait du- rester dans mon cahier, comme une photo qui s'étiole lentement dans son album, jusqu'à se faire oublier. 
C'était un texte écrit, avec mes mots d'écrivaillon, mes points d'exclamation, de suspension. 

Et puis, j'ai DIT ce texte. J'ai raconté ma petite toute petite histoire. Avec des mots quelque peu différents, avec des soupirs et des cris, avec des gestes et un peu d'émotion, avec un peu plus de corps et de transport. Et surtout avec des oreilles pour m'écouter, pour recevoir ce petit tout petit bout de rêve. 
Alors j'ai donné un peu plus que quelques signes sur une feuille de papier, et j'ai reçu beaucoup. J'ai reçu des regards, des sourires, des silences, des émotions.

Ce qu'il y a de merveilleux dans l'oralité, c'est l'échange, le partage. Ce qu'il y a de merveilleux dans le don, c'est ce qu'on reçoit.

vendredi 29 juillet 2011

La rencontre


Au milieu de tout ce monde, tu la vois. Juste un coup d'oeil mais tu sais que c'est LA personne. Tu lui parles à peine, quelques mots, une phrase banale, un sourire timide. Tu l'observes de loin ce jour-là. Tu sais que tu ne peux l'oublier puisque c'est ELLE.
Parce que tu la reverras, demain, plus tard.
Que vous deviendrez amis. Inévitable !
Que vous vous entendrez bien, sur tout. Indubitable ! Inéluctable !

Ce n'est pas un coup de foudre, non, je ne parle pas d'amour.
C'est un flash, un éclair, une vision, un petit quelque chose qui traverse l'esprit, qui s'insinue, qui s'installe, qui nous dit que tout est clair. Limpide !
Rien ne pourra couper le lien, pas même le temps.

Il y a de ces personnes qu'on croise un court instant, et qui nous marquent pour toujours. Ces personnes à qui on peut tout dire, de qui on peut tout entendre.

Le Bashert est la personne que Dieu t'a destiné, elle est l'autre moitié de toi-même. 


dimanche 19 juin 2011

Un livre

un livre, qu'on attend, qu'on espère, qu'on rêve, qu'on imagine,
un livre qu'on touche, qu'on feuillette, qu'on offre, qu'on garde,

il en est ainsi pour beaucoup de livres, 
surtout et d'abord, il en est  ainsi pour un livre particulier,  
le premier livre, 
qu'on a écrit, qu'on a réfléchi, qu'on a cherché,
bref, coup de chance, coup de génie, coup de blues, coup de coeur !


Pour visualiser le livre et réserver votre exemplaire si vous le souhaitez :
http://www.edkiro.fr/instants-de-ville.html

---> Sortie prévue en septembre 2011 

 

 

jeudi 9 juin 2011

J'écris, tu écris, nous écrivons.

Ecrire. Une nouvelle, un roman, un journal ... écrire un livre. Facile ! Tu te mets à ton bureau, devant une pile de feuilles blanches, le stylo-plume bavant d'excitation, ou bien devant ton écran blanc, le clavier frémissant de bonheur, et ... tu écris.
Voilà !

– Et l'inspiration ?
Comment, l'inspiration ? C'est ça, ton problème ?
Mais l'inspiration est là, partout autour de toi, dans les rues, sur les places, aux terrasses des cafés, dans les grands magasins, sur les quais du métro. Il n'y a qu'à regarder, observer, écouter, sentir.
L'inspiration, c'est LUI, qui marche en cadence devant toi,
c'est ELLE qui esquisse un sourire en te croisant,
c'est EUX qui se parlent avec les yeux, la bouche pleine de l'amour de l'autre
L'inspiration c'est les autres !

Et puis tu rajoutes une dose d'imagination, du rêve ou du cauchemar selon ton humeur, du qui-fait-vrai ou du délire selon le temps qu'il fait.
Et LUI sort de son attaché-case un fusil et tire sur tout ce qui bouge,
et ELLE se jette sur toi et vous faites l'amour sur le trottoir,
et EUX se mangent entièrement et s'évaporent dans la nuit.

Voilà, voilà !

"Ecris, écris. A la fin, parmi des tonnes de papiers à jeter, une ligne pourra être sauvée. (Peut-être.)"
Dino Buzzati, "Le salut", Nous sommes au regret de ...

lundi 3 janvier 2011

santé

bonne année ! et une bonne santé ! surtout la santé ! oui ! du travail aussi, mais la santé c'est important ! comme on dit quand la santé va ... mais en ce moment, c'est sûr, on n'est sûr de rien ! avec la crise tout ça. mais enfin, tant qu'on a la santé, hein ? c'est surtout les jeunes, là, c'est dur pour eux ! mais bon, qu'est-ce qu'il faut vous souhaiter, moins de stress, ah oui, faut prendre son temps ... enfin, quand on a le temps ! et le petit là qu'est-ce qu'on pourrait lui souhaiter, au petit ? à cet âge ? bien travailler à l'école, hein, que des bonnes notes ! il est sage au moins ? et puis pas malade ? pasque la santé c'est comment dire ... ça fait tout, quoi ! alors une bonne année scolaire pour le petit ! oh moi, vous savez, ça va ça va ! à mon âge, faut pas se plaindre ! mais avec ce froid, on sait pas comment sortir, un jour bon, un jour froid, c'est tout détraqué maintenant ! enfin, y vont bien nous inventer quelque chose pour arranger ça ? allez, une bonne année sans toutes ces catastrophes ! des fois, ça fait peur, non ? bon, c'est pas tout ça, mais faut que j'y aille ! alors bonne année ! et une bonne santé, surtout ! hein ! la santé d'abord !



jeudi 30 décembre 2010

... deux mille dix onze ...

Demain est un autre jour. Et aussi une nouvelle année ! Un nouveau départ, de nouvelles résolutions -mais a-t-on tenu vraiment celles de l'année précédente ? Voilà bien un nouveau concept : les résolutions réutilisables, écolo, non ? Pas de gachis, pas de détériorations, les résolutions ne s'usent que si on s'en sert, comme les promesses électorales -mais je m'égare-.
Non mais sans blague ! Qu'est-ce que c'est que cette "coutume" de souhaiter je ne sais quoi de neuf, de bon, de merveilleux, d'irréalisable pour l'année qui vient ? Alors qu'on sait bien qu'on prend une année de plus -rien de bien neuf là-dedans-, que rien ne va vraiment changer sous prétexte que l'année change de numéro, que le merveilleux est déjà accompli ou pas, et qu'on n'y croit pas de toute façon !

Donc pas de discontinuité dans le temps, on passe de vendredi 31 décembre 24h00 à samedi 1er janvier 0h00 en moins de temps qu'il faut pour avaler boire une goutte de champagne.


Quoi de changé ? Absolument rien, on est au même endroit, presque au même moment, avec les mêmes gens, dans les mêmes conditions que 0s001 auparavant. Pas de fissure dans le temps !
Alors, on continue ?

Ben .... est-ce qu'on a le choix ?

VOEUX !!!

lundi 18 octobre 2010

Où vais-je etc. ???

Des projets plein la tête. Des livres à lire, des textes à écrire, des contes à enregistrer, des ateliers à animer, et ... des gens, une foule de gens à rencontrer !
Et le temps pour faire tout cela ?

J'écoutais il y a peu un professeur islandais, et cette expression "raccourcir le temps par le récit d'histoires". Idée merveilleuse, rêve insensé. Mais si l'on peut allonger la durée d'une racontée, ou d'un bon livre, qu'en est-il des moments courts, brefs, rapides qui remplissent notre vie quotidienne ?

 Qu'en est-il du temps qu'on n'a pas, qu'on n'arrive pas à gagner, ou à ne pas perdre ?
 De tous ces petits moments qu'on laisse filer, pendant lesquels des gens qu'on aime passent et disparaissent au coin de la rue, des paysages, des décors défilent et n'impriment pas notre cerveau débordé, des choses se font et se défont et on n'a rien compris.
Un seul projet, unique, celui de ralentir le temps. Alors en attendant cette fissure dans le temps où je pourrais m'arrêter, je cherche à avancer, un instant après l'autre, à pas lent, à faire les choses les unes après les autres, à tenter de ne pas trop les emmêler.
Des projets plein la tête. Que je garde avec soin, en attendant le moment où, non ! le lieu où je pourrais les déposer, les réaliser. 

Prenez patience, je vous tiens au courant de temps en temps.